7 décembre 2021

Q&R avec Thomas Grégoire, directeur de programme

Thomas Grégoire s’est joint à l’Alliance verte en tant que directeur de programme au bureau d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, il y a 5 ans, le 21 novembre 2016. Depuis son arrivée, Thomas a porté plusieurs chapeaux en contribuant à l’évolution du programme environnemental et à l’adhésion de nouveaux membres : il fournit un soutien aux participants du programme situés sur la côte Est, coordonne le processus de vérification externe et gère l’engagement des partenaires. Au cours des cinq dernières années, Thomas a coordonné le comité consultatif des Grands Lacs, qu’il est maintenant heureux de transmettre à sa nouvelle collègue, Brittney Blokker, pour se concentrer sur la gestion du nouveau comité consultatif de l’Atlantique Nord, créé cette année. Thomas dirige également les réunions annuelles du comité technique pour les ports et terminaux qui se tiennent en anglais. Ses contributions au développement du programme comprennent notamment la supervision du groupe de travail sur le recyclage des navires qui a développé le nouvel indicateur de rendement et celui chargé de développer un indicateur pour les armateurs qui portera sur le leadership en matière d’environnement et de développement durable.

Q : Qu’est-ce qui t’a amené à travailler au sein de l’Alliance verte ?

R : Comme beaucoup de gens dans l’industrie du transport maritime, mon parcours ici a été pour le moins indirect. Après avoir obtenu un baccalauréat en biologie de l’Université Acadia avec une spécialisation en génétique moléculaire et de conservation, j’ai suivi ma conjointe dans l’Ouest pour qu’elle puisse étudier l’esturgeon blanc dans le fleuve Fraser dans le cadre de son doctorat à Dalhousie. Une rencontre fortuite à Montréal en route vers la Colombie-Britannique m’a mis en contact avec la B.C. Chamber of Shipping, qui m’a offert le poste d’analyste de la sécurité et des politiques peu après mon arrivée. Les deux années qui ont suivi ont été la meilleure initiation au transport maritime que l’on puisse espérer, me donnant l’occasion de travailler en étroite collaboration avec la vice-présidente de la Chambre, Bonnie Gee, et le président, le capitaine Stephen Brown. J’étais une éponge, tranquille dans un coin à tout absorber. La variété des réunions des comités de la Chambre m’a non seulement permis d’apprendre les nombreuses perspectives et les défis actuels auxquels notre industrie est confrontée, mais m’a également permis de nouer des relations avec de précieux collègues de l’industrie. Je serai toujours reconnaissant de l’opportunité que Bonnie et Stephen m’ont donnée, des fondations qu’ils m’ont aidé à établir, et surtout de la façon dont ils nous ont traités, ma femme et moi, dans les moments difficiles. Une fois le travail de terrain de ma femme terminé, nous sommes retournés en Nouvelle-Écosse pour qu’elle puisse finir de rédiger et défendre sa thèse de doctorat, et c’est également à ce moment-là que les étoiles se sont alignées avec l’affichage de l’Alliance verte pour un directeur de programme sur la côte Est.

Q : Quelle est la partie que tu préfères dans le rôle de directeur de programme et qu’est-ce qui te motive le plus ?

R : Vous voulez dire, à part travailler avec l’équipe de rêve que nous avons la chance d’avoir ? Échanger au téléphone avec les membres actuels et potentiels. Mettre les gens en relation, les aider à relever des défis communs et contribuer à leurs objectifs de développement durable. Sincèrement, c’est formidable de faire partie d’une organisation qui offre un programme significatif comme le nôtre, que je peux soutenir avec passion. J’ai le sentiment que ce que nous faisons fait la différence et je ne doute pas que cette passion transparaît dans mes conversations quotidiennes, en particulier lors des appels de recrutement, mais c’est uniquement parce que je crois fermement à notre mission. Pour reprendre une phrase que j’ai lue récemment, « Ce qui est mesuré est géré » et, dans le monde d’aujourd’hui, il est plus important que jamais que nous fassions tous ce que nous pouvons pour gérer notre impact. Mes deux magnifiques petites filles sont ma force motrice et j’ai besoin de savoir que, lorsque je regarderai en arrière, j’aurai fait et dit tout ce que je pouvais pour leur laisser un monde meilleur.

Q : Le 21 novembre a marqué l’anniversaire de tes cinq ans au sein de l’Alliance verte. Quelle est ta plus grande réussite à ce jour ?

R : La croissance du nombre de membres, en particulier sur la côte Est, est probablement ma contribution la plus importante à l’organisation jusqu’à présent. Cette année, j’ai également dirigé l’introduction et la mise en œuvre d’un outil de gestion de la relation client (GRC) pour soutenir notre expansion continue et je suis fier d’avoir obtenu l’adhésion de mon équipe à ce projet. Mais la plus grande réalisation jusqu’à présent ? C’est une question difficile. Je pense que c’est le simple fait d’avoir atteint ce jalon professionnel, de marquer ces cinq années en poste. Ces dernières années n’ont certainement pas été exemptes de défis majeurs, et il y a cinq ans, si vous m’aviez demandé si je pensais qu’un programme de certification environnementale volontaire survivrait à la fois à des crises financières importantes et à une pandémie mondiale, je ne suis pas sûr que j’aurais été aussi optimiste. Le fait que nous ayons non seulement survécu, mais que nous nous soyons renforcés en tant qu’organisation et en tant que marque au cours de ces dernières années témoigne de l’engagement sincère de nos membres envers le développement durable, de la qualité du programme et du dévouement de notre équipe. J’ai hâte de voir ce que les cinq prochaines années réservent à l’Alliance verte.

Q : Lors de l’élaboration d’un nouvel indicateur de rendement, comme celui du recyclage des navires qui sera ajouté au programme en 2020, ou celui de leadership que tu élabores actuellement pour les armateurs, qu’est-ce qui te semble le plus difficile ?

R : L’élaboration du programme de l’Alliance verte exige l’obtention d’un consensus parmi un large éventail de parties prenantes, notamment les participants, les organismes gouvernementaux et les groupes environnementaux. Il n’est pas toujours facile de trouver un terrain d’entente et de s’entendre sur les actions qui, au-delà de la réglementation, permettraient le mieux de résoudre des problèmes spécifiques, puis de trouver un équilibre entre ce qui est trop ambitieux et ce qui est réalisable. En ce qui concerne l’élaboration de l’indicateur de rendement du recyclage des navires, nous avons eu la chance de pouvoir nous inspirer de la convention de Hong Kong et du règlement de l’UE sur le recyclage des navires, étant donné qu’ils ne sont pas encore en vigueur en Amérique du Nord. Nous avons également eu la chance d’avoir plusieurs experts autour de la table et certains membres qui se sont vraiment investis pour jouer un rôle de leader dans ce groupe de travail. Un autre défi dans l’élaboration de tout indicateur de rendement est de s’assurer qu’il est applicable à tous les participants concernés, quel que soit le type ou la taille de leurs opérations.

Q : Si tu pouvais choisir un participant à qui rendre visite en personne, lequel serait-ce et pourquoi ?

 R : Encore une question difficile! Je suis particulièrement intéressé par les dernières et meilleures technologies à la pointe de l’innovation, notamment en ce qui concerne les technologies vertes, l’IA et l’automatisation. Mais si je devais en choisir un… je suppose que j’aimerais me rendre dans le sud pour rendre visite à nos membres en Louisiane, car je n’y suis jamais allé. Comme je vis en Nouvelle-Écosse, où la culture acadienne est très présente, j’ai toujours voulu suivre l’histoire des paysans français qui ont été déportés des Maritimes vers la Louisiane à la fin des années 1700 et qui ont ensuite été appelés Cajuns.   

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